Ralentissement de la croissance au Canada ?

 

Vers la fin de 2008, je vous écrivais qu’il ne fallait pas écarter les placements en actions dans les portefeuilles de placement car même si les mauvaises nouvelles économiques s’additionnaient les unes aux autres, le marché boursier lui, avait l’habitude de fluctuer en anticipation des données économiques qui prévaudraient en moyenne de 6 à 10 mois plus tard. C’est ce qui est arrivé. À compter du premier trimestre de 2009, les marchés ont entrepris une forte remontée et les données économiques se sont améliorées quelques mois plus tard.

Au courant des derniers mois, nous avons été témoins d’une hausse de ventes dans le secteur immobilier ici et chez nos voisins du sud. La confiance des entreprises, des investisseurs et des consommateurs s’est améliorée et les ventes de détails en hausse confirment que les consommateurs ont recommencé à dépenser. Aussi, plus de 150,000 emplois ont été créés aux États-Unis en mars dernier, ce qui est encourageant puisque l’emploi est généralement la dernière donnée économique à se redresser à la fin d’une récession.

Malgré tout cela, nous devons demeurer prudents lorsque nous faisons nos prévisions; L’économie canadienne pourrait commencer à s’essouffler. Cette dernière a connu sa croissance la plus rapide de la dernière décennie au début de l'année 2010 et ce, principalement dû à notre marché immobilier. Par contre, avec des hausses de taux d’intérêts en vue à compter de juin prochain, il est possible que le secteur immobilier commence à se refroidir. La Banque du Canada prévoit même un « éclatement prochain de la bulle » suite à une chute de la demande. Aussi, n’oublions pas que le dollar canadien presque au pair nuit à nos exportations dans cette période où la demande américaine est déjà au ralenti.

Sur une note plus positive, le dollar canadien aussi fort nous permet d'acheter des actions américaines à meilleur prix. Lorsque vous tenez compte du taux de change, vous constaterez qu’il est possible de trouver des titres de grandes entreprises américaines qui payent de bons dividendes au même prix que vous auriez payé en 1997.

De plus, depuis le début de l’année, la Bourse américaine a affiché un meilleur rendement que la Bourse canadienne (6.84% pour le S&P500 v.s. 2.82% pour le S&PTSX). Est-ce le début d’une nouvelle tendance? Nous ne pouvons pas écarter cette possibilité, surtout si les prix des matières premières canadiennes commencent à plafonner. Aussi, plusieurs économistes se questionnent à savoir si la parité du dollar perdurera sur le long terme. Il y aurait peut-être un potentiel de profit à long terme sur le dollar américain en plus des rendements boursiers ?

J’espère que vous avez apprécié ma lettre. N’hésitez pas à communiquer avec mois pour plus d’informations au sujet des opportunités d’investissements au sud de la frontière.

 


Conseillère en placement
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